Le 19 juillet 2018, i4policy a organisé le tout premier Policy Hackathon du Sénégal à l'Impact Dakar avec une soixantaine d'acteurs de l'écosystème entrepreneurial pour rediger le Start-Up Act, projet de loi pour le développement des start-up au Sénégal.


I4policy est coalition qui regroupe plus d'une cinquantaine de d'incubateurs, hubs et acteurs de l'innovation et de l'entrepreneuriat en Afrique. Lors de la première Convention Africaine des hubs africains, un Manifeste pour l'innovation en Afrique a été co-rédigé par 45 leaders communautaires d'innovation représentant plus 450 000 personnes sur le continent. Grâce à la collaboration des entrepreneurs, investisseurs, incubateurs, bailleurs de fonds société civile et administration, le parlement tunisien a voté il y a quelques mois le Start-up Act octroyant de nombreux avantages aux start-up.

Dans un contexte où seulement 3% des entreprises sont formelles, l'enjeu est de taille : il faut réformer l'environnement réglementaire dans lequel les start-ups sénégalaises travaillent. Avec un cadre législatif plus souple, on permettrait d'augmenter la contribution de l'Internet au PIB (environ 10%) les opportunités des technologies de l'information et de la communication.

La première partie du Dakar Policy Hackathon a été l'identification des challenges rencontrés par les entrepreneurs aux différentes étapes de la vie de la start-up (de l'idée, à la construction et enfin en phase de croissance).

Parmi les défis mentionnés par les entrepreneurs, ceux liés à fiscalité des start-ups (trop lourde et pas assez souple), au manque d'accompagnement (tant sur la structuration des start-up que sur l'accompagnement financier), la difficulté à accéder à la commande publique ou encore la confusion liée aux statuts juridiques et au terme « start-up» sont les plus importants.

Durant la deuxième partie du hackathon, chaque participant a présenté une solution aux défis évoqués précédemment. Ainsi une série de propositions couvrant sept dimensions/axes/ volets été formulé. On peut citer la création d'un guichet unique pour les start-ups, le lancement d'une plateforme permettant aux start-up de créer leur start-up en ligne, l'exonération fiscale pour les premières années de la start-up, l'octroi d'un label start-up ou encore facilitation des procédures pour la protection intellectuelle.

Enfin, une séance de restitution de la première version du projet de loi a été organisée dans les locaux de Concree en présence des partenaires institutionnels (la Banque Mondiale, la Direction pour l'entrepreneuriat Rapide (DER), le Ministère des Finances, le Ministère de la Communication, des Télécommunications, des Postes et de l'Economie Numérique) et les partenaires techniques (Impact Dakar, l'Ambassade de France et les représentants de nombreux hubs africains).

La participation de ses partenaires institutionnels a contribué à la réussite de cet évènement qui s'est voulu inclusif et collaboratif. Dans quelques semaines, le projet de loi sera présenté au parlement en vue d'une promulgation du Start-up Act au Sénégal.